Bande Dessinée·Dargaud·Editions

Malgré Tout, de Jordi Lafebre

C’est l’histoire d’un amour à rebours. Une passion platonique mais éternelle entre deux êtres. D’un côté, il y a Ana. Sexagénaire charismatique, ancienne maire tout juste retraitée, mariée et maman. Une battante au grand coeur qui impose le respect. De l’autre, il y a Zeno. Célibataire endurci, libraire proche de la retraite et doctorant en physique qui aura mis quarante ans pour terminer sa thèse. Un esprit libre et voyageur, aussi séduisant que mystérieux. Au fil des années, ils ont tissé ensemble un amour impossible et intarissable. Tout en égrainant les excuses qui ont empêché qu’elle ne prenne forme, on remonte le temps de cette romance et de ses méandres… jusqu’à sa source.

J’ai un peu tardé pour lire cette bande dessinée et finalement, je ressors enchantée de ma lecture car ça a été un véritable coup de cœur !! 

“Un coeur qui n’aime pas est une lumière qui ne voyage pas.”

La 4e de couverture nous présente une histoire d’amour à rebours et je pense que c’est le gros point fort de cette bande dessinée. Les chapitres sont dans l’ordre inverse et on va donc remonter le temps pour découvrir la relation magnifique qu’entretiennent Zeno et Ana. Je me suis complètement laissée emporter par leur si belle histoire d’amour et j’ai été sous le charme de ces personnages tout au long de ma lecture.  

“Je suis tombé amoureux d’une sirène que je n’ai vu qu’une seule fois, et suis condamné à la chercher aux quatre coins du monde sans jamais la retrouver.”

Nous suivons donc l’histoire de Zeno et Ana qui entretiennent une relation assez particulière. Zeno est un rêveur, un électron libre, un homme qui a besoin d’espace et de liberté. Quant à Ana, c’est une petite femme avec un fort caractère mais elle est également très sensuelle : j’ai eu un vrai coup de coeur pour son personnage. J’ai aimé leur relation, j’ai aimé la mise en scène, j’ai été séduite par leur couple.  

“Maintenant que je t’ai retrouvé, j’aimerai tellement te réserver une petite place dans ma vie.”

Et que dire des dessins à part qu’ils sont juste merveilleux ? J’ai aimé l’atmosphère très romantique qui se dégage de cette bande dessinée. Ça se sent que les personnages sont amoureux et éprouvent des sentiments forts et j’ai trouvé cela très beau. C’est une histoire originale et assez réaliste pour me permettre de me projeter dans l’histoire. Je me suis sentie vraiment heureuse en la lisant et ça c’est génial. 

Vous l’aurez donc compris, ça a été un immense coup de coeur pour moi. Je n’ai qu’une envie, me plonger de nouveau dans cette magnifique histoire ! 

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La Citadelle des Ténèbres, de Gena Showalter

Depuis sa plus tendre enfance, Ashlyn Darrow est harcelée par des voix surgies du passé. Des voix qui lui restituent inlassablement d’anciennes conversations et qui, jour après jour, ont transformé sa vie en cauchemar. Prête à tout pour se libérer de ce don maléfique qui l’empêche de vivre comme tout le monde, elle se rend à Budapest pour rencontrer des spécialistes en la matière, des êtres étranges dotés, dit-on, de singuliers pouvoirs.
Mais à peine arrivée dans l’antique château perdu au cœur de la forêt où ils mènent leurs travaux, elle tombe éperdument amoureuse de Maddox, le plus dangereux d’entre eux – un homme aussi séduisant qu’inquiétant que ses pairs disent immortel et habité d’un dangereux démon. Et peu à peu, au mépris de la raison et de sa sécurité, incapable de résister à la fièvre dévorante qui la pousse vers cet homme maudit, Ashlyn se laisse emporter par la passion. Une passion qui la rapproche dangereusement de la terrible preuve d’amour qu’elle va devoir fournir.

D’habitude, j’aime beaucoup la romance surnaturelle et ici, l’histoire m’intriguait beaucoup mais finalement, j’ai été assez déçue, au point de ne pas aller au bout de ma lecture. C’est donc un flop pour moi. 

“Chaque nuit, la mort venait le chercher et l’emportait après lui avoir infligé une longue et douloureuse agonie.”

L’histoire commence en pleine action, ce qui m’a beaucoup plu. Nous rencontrons Maddox, un immortel puni par les Dieux après avoir volé la boite de Pandorra qui contenait des Démons. Ils sont donc sept hommes à devoir vivre avec un Démon à l’intérieur d’eux. Maddox accueille Passion et cela fait de sa vie un enfer. J’ai aimé ce rapport à la mythologie et la manière dont l’auteure s’approprie les mythes et les réutilise pour les rendre très interessants à suivre. 

“Cet homme dont la présence apportait le calme et la douceur ne pouvait être possédé par un démon.”

Maddox va donc faire la rencontre de Ashlyn et entre eux c’est le coup de foudre immédiat. J’ai vraiment eu du mal avec cette « passion » immédiate. Ils se connaissent depuis à peine cinq minutes et tout tourne autour de l’autre. J’ai vraiment eu du mal avec toute les pensées « parasite » des personnages qui empêchaient les intrigues d’avancer, tout ça parce qu’ils ne pensaient qu’à cet autre qu’ils venaient juste de rencontrer. Malgré tout, je les ai trouvés attachants chacun individuellement. Ashlyn a une personnalité bien trempée et j’ai aimé la voir prendre position et défendre ce qu’elle voulait. Quant à Maddox, on s’attache vite à lui en découvrant sa souffrance perpétuelle. 

“Les contes de fées nous enseignent la valeur de la détermination, de la persévérance, du sacrifice. je suis déterminée. je suis prête à persévérer.”

L’intrigue est super intéressante avec l’apparition des Titans et ça donne envie de savoir ce qu’il va se passer par la suite. Toutefois, je dois dire que la partie romance ne m’a pas du tout convaincue et m’a empêchée de profiter pleinement de ma lecture. N’oubliez pas qu’il s’agit d’une réedition d’une série vieille de dix ans, d’où la présence de certaines scènes qui nous apparaissent comme désuètes mais qui s’expliquent comme ça. 

C’est donc un premier tome mi-figue mi-raisin qui m’a laissée sur ma faim mais qui annonce une série assez captivante et originale.

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La Faucheuse, de Neal Shusterman

Les commandements du Faucheur : Tu tueras. Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation. Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue. Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté. « MidAmérique, milieu du 3e millénaire. Dans un monde où la maladie a été éradiquée, on ne peut plus guère mourir qu’en étant tué aléatoirement (« glané ») par un faucheur professionnel. Citra et Rowan sont deux adolescents qui ont été sélectionnés pour devenir apprentis-Faucheurs ; et, bien qu’ils aient cette vocation en horreur, ils vont devoir apprendre l’art de tuer et comprendre en quoi cette mission est bel et bien une nécessité. Mais seul l’un des deux adolescents sera choisi comme apprenti à part entière, et lorsqu’il devient clair que la première tâche du vainqueur sera de glaner la vie du perdant, Citra et Rowan se retrouvent dressés l’un contre l’autre bien malgré eux… »

J’ai un peu acheté ce roman sur un coup de thème, enthousiasmée par l’extrait proposé en 4e de couverture. Finalement, je me suis pris une véritable claque et ça a été une lecture géniale !

“J’ai de la peine pour vous, fit remarquer Citra. Même quand vous faites votre shopping, la mort se cache derrière le pack de lait.”

Nous suivons l’histoire de deux adolescents, Rowan et Citra, qui vont faire la rencontre d’une faucheuse qui va leur proposer de devenir des apprentis faucheurs. Ils vont donc découvrir l’univers si particulier des Faucheurs. J’ai trouvé très original cet univers dans lequel les hommes ont vaincu la mort et son devenus immortels. A présent, seuls les Faucheurs peuvent rétablir l’ordre naturel et donner la mort.

“Seule la douleur causée par l’empathie pourra nous permettre de rester humains.”

C’est absolument captivant de suivre la vie des Faucheurs qui sont autant adulés que craints. J’ai aimé suivre leur mode de vie, et surtout voir la complexité que l’auteur installe dans son intrigue. Une fois l’histoire posée, on se rend compte que les choses ne sont pas aussi simples qu’on le croit. Il y a beaucoup de variantes dans le mode de pensées des Faucheurs et c’est ça que j’ai aimé. Me rendre compte que tout n’était pas blanc ou noir dans leur univers mais que chaque Faucheur avait sa propre morale et devait définir son mode de fonctionnement.

“Les hommes se faisaient la guerre parce qu’ils avaient tous une lecture différente de la même doctrine.”

On assiste donc à un duel entre Citra et Rowan qui vont tous les deux se battre et donner le meilleur d’eux pour être choisi en tant que Faucheur. J’ai beaucoup aimé les différentes péripéties et surtout les retournements de situation qui m’ont totalement surprise.

Vous l’aurez compris, ça a été une excellente lecture et j’ai vraiment hâte de lire la suite de cette trilogie captivante.

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